Communiqué de presse

Le ges (groupement des entreprises de sécurité) dénonce une stagnation des salaires qu'il provoque lui-même.

Montreuil—Publié le 12/08/2020

Le GES propose une augmentation salariale de seulement 0,4% pour les agents de sécurité, ce que la CGT considère comme indécent compte tenu des risques encourus durant la crise sanitaire. La Fédération CGT revendique un SMIC à 1800 euros et une augmentation significative des salaires dans ce secteur.

0,4%, voilà ce que considère le GES comme une augmentation de salaire pour les agents de sécurité. C'est dire tout le manque de considération porté à la profession qui a pourtant prouvé son utilité sociale durant la crise.

Par son communiqué du 30 juillet 2020, le GES veut se dédouaner de toute responsabilité dans l'échec des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) 2020, alors qu'il en est le principal instigateur. En effet, le patronat propose une revalorisation de 0,4%. Cette proposition signale l'indifférence portée sur le métier et les risques afférents.

Cette crise a, une fois de plus, démontré l'essentiel du métier régalien, sa place primordiale dans la société, mais aussi les limites de leur protections. Ils ont été les premiers de cordée durant toute cette période.

Malgré l'alerte lancée par la CGT dès le début de la pandémie sur le manque de moyens de protection, nous avons enregistré des centaines de contaminations et des dizaines de décès.

Les salariés contaminés ainsi que les familles qui ont perdu leurs proches n'ont pas connu d'accompagnement post-traumatique alors que les agents ont risqué leur vie jusqu'à la perdre.

Ces tragédies mettent en lumière la gestion catastrophique de cette crise par les autorités et les entreprises de prévention sécurité, tant au niveau matériel qu'au niveau de la prise en charge des agents.

Hélas, 0,4% représente aux yeux du patronat, le prix pour ceux qui ont assuré la continuité de l'activité, pour ceux qui ont été contaminés et pour ceux qui y ont laissé la vie.

Notre organisation syndicale trouve indécent, voire insultant, de faire une telle proposition à une profession aussi risquée, dans un tel contexte. Proposition qui n'est pas à la hauteur des enjeux et de l'importance des missions liées à cette activité, à l'instar des périodes de risques pendant les attentats.

Nous étions persuadés que cette crise sanitaire allait être une alarme faisant revenir à la raison les organisations patronales et même l'État pour redonner la juste valeur à ce métier.

La CGT ne peut insulter la mémoire des travailleurs de la prévention sécurité et de la sûreté aéroportuaire qui ont laissé leur vie, ceux qui ont été atteints et ceux qui ont assuré la pérennité de l'activité en signant un accord d'une revalorisation salariale de 0,4%. Ceci, alors même que certains effectifs ont été doublé durant cette période pour garantir les gestes barrières.

Notre organisation reste dans sa logique de vouloir faire disparaître la précarité persistante dans ce secteur, de faire évoluer cette branche en exigeant une augmentation significative des salaires. La Fédération CGT Commerce et Services revendique un SMIC à 1800 euros, le minimum pour vivre dignement et décemment.

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